La France et l'Union européenne

Depuis sa création en 1957, l’Union Européenne (UE) aurait connu une expansion considérable, passant de 6 à 27 États membres. Ces derniers auraient souhaité unir leurs forces afin de bâtir ensemble un avenir plus stable, plus prospère et plus pacifique.

Depuis ses débuts, l’UE aurait réalisé de nombreuses avancées. Cependant, aujourd’hui, elle continuerait de diviser les Français :

– 39 % des Français estimeraient que l’UE offrirait autant d’avantages que d’inconvénients.
– 33 % indiqueraient que les inconvénients seraient plus importants.
– 27 % estimeraient que les avantages primeraient. (1)

Clarifions.


Qu’est-ce que l’Union européenne ?

L’Union européenne serait un regroupement d’États européens ayant décidé de mettre en commun une partie de leurs compétences afin d’agir ensemble.

Cette organisation serait considérée comme unique au monde, souvent qualifiée de construction « sui generis » (« de son propre genre »). (2)

L’UE serait aujourd’hui composée de 27 pays, parmi lesquels la France, l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Pologne.

Au 1er janvier 2024, la population de l’Union européenne serait estimée à environ 449 millions d’habitants, confirmant une légère reprise démographique après plusieurs années de stagnation. (3)

La majorité de cette population se concentrerait dans cinq pays : Allemagne, France, Italie, Espagne et Pologne.


Des valeurs communes

« Unie dans la diversité », telle serait la devise de l’Union européenne.

Malgré leurs différences culturelles, linguistiques et historiques, les États membres partageraient des valeurs fondamentales :

– la démocratie
– la liberté
– la dignité humaine
– l’égalité
– l’État de droit
– le respect des droits de l’homme

Le drapeau européen, composé de 12 étoiles dorées sur fond bleu, symboliserait l’unité et l’harmonie entre les peuples.


Pourquoi l’Union européenne aurait-elle été créée ?

Après les deux guerres mondiales, l’Europe aurait été profondément marquée par les destructions humaines et matérielles.

Entre 1945 et 1950, plusieurs dirigeants européens, dont Robert Schuman, Konrad Adenauer, Alcide De Gasperi et Winston Churchill, auraient posé les bases d’une coopération européenne.

Le 9 mai 1950, Robert Schuman aurait proposé de mettre en commun la production de charbon et d’acier.

Cette initiative aurait conduit à la création de la CECA en 1951, premier pas vers l’Union européenne.

L’objectif aurait été clair : rendre la guerre « non seulement impensable mais matériellement impossible ».


Une construction progressive

L’Union européenne se serait construite par étapes :

– 1957 : Traités de Rome
– 1992 : Traité de Maastricht → naissance officielle de l’UE
– 2007 : Traité de Lisbonne → modernisation du fonctionnement (5)

Ces textes définiraient aujourd’hui les règles de fonctionnement de l’Union.


Comment fonctionnerait l’Union européenne ?

Les États membres auraient accepté de partager une partie de leur souveraineté.

Certaines compétences seraient exclusivement européennes :
– politique monétaire (zone euro)
– commerce international

D’autres resteraient nationales :
– sécurité intérieure
– justice
– droit du travail

Les principales institutions seraient :
– la Commission européenne
– le Parlement européen
– le Conseil de l’UE
– le Conseil européen

À cela s’ajouteraient :
– la Banque centrale européenne
– la Cour de justice de l’Union européenne
– la Cour des comptes (6)


Le budget de l’Union européenne

Le budget annuel de l’UE s’élèverait aujourd’hui à environ 185 à 190 milliards d’euros, en hausse par rapport aux années précédentes, notamment en raison des crises récentes (COVID, guerre en Ukraine, inflation). (13)

Les dépenses se répartiraient principalement entre :
– la Politique Agricole Commune (PAC)
– la politique de cohésion
– la transition écologique
– la recherche et l’innovation

L’Union aurait également mis en place un plan exceptionnel appelé NextGenerationEU, destiné à relancer les économies après la pandémie. (14)


L’impact de l’Union européenne sur la France

Depuis plus de cinquante ans, l’Union européenne aurait contribué à :
– la paix
– la stabilité
– la coopération économique

La France bénéficierait fortement :
– du marché unique
– des échanges commerciaux
– des aides agricoles (PAC)

Elle resterait le premier bénéficiaire de la PAC et une grande puissance agricole européenne.


Des tensions récentes

Ces derniers temps, nous avons pu constater que les Français tendent de plus en plus à blâmer l’Union européenne.

La crise agricole

En 2024, de nombreux agriculteurs européens, notamment en France, auraient manifesté contre :
– les normes environnementales
– la concurrence internationale
– la complexité administrative

Selon Éric Vernet :

« Historiquement, les agriculteurs sont les premiers européens (…) Mais ce soutien s’érode… »

Selon David Cormand :

« 40 % du budget européen va vers l’agriculture (…) 80 % de la PAC va à 20 % des plus riches. » (8)


La question migratoire

Depuis la crise migratoire de 2015, l’Union européenne serait confrontée à des tensions majeures.

Le Pacte migration et asile, adopté en 2024 après de longues négociations, viserait à :
– renforcer les frontières
– mieux répartir les demandeurs d’asile
– accélérer les procédures (15)

Cependant, les critiques resteraient nombreuses.

Comme le souligne Yves Pascouau :

« Ces naufrages sont les effets des mesures mises en place depuis la crise migratoire. »

Et selon Stéphanie Pope :

« L’UE continue de conclure des accords avec des pays aux antécédents douteux. » (10)


Un nouveau contexte géopolitique

Depuis 2022, la guerre en Ukraine aurait profondément modifié le rôle de l’Union européenne.

L’UE aurait :
– renforcé ses sanctions contre la Russie
– soutenu militairement et financièrement l’Ukraine
– accéléré les réflexions sur une défense européenne

Elle chercherait également à réduire sa dépendance énergétique.


Le regard des Français

Les Français sembleraient entre attachement et méfiance.

Selon les données récentes :
– environ 55 % exprimeraient de la méfiance
– mais une majorité resterait attachée à l’appartenance à l’UE (11)

Quatre profils se dégageraient :

• Europhiles (21 %) : Ils auraient une opinion positive de l’action de l’UE et auraient peu de remarques négatives sur son caractère démocratique.


• Euro-indifférents (15 %) : Ils ne percevraient aucun impact de leur appartenance à l’Union européenne dans leur vie. Ils n’accorderaient que peu d’importance à cela et ne manifesteraient pas d’opinion.


• Eurocritiques (23 %) : Ils seraient extrêmement attachés à l’appartenance à l’UE mais seraient également très exigeants envers elle. Ils demeureraient sceptiques quant à son caractère démocratique, sensibles aux risques de corruption et se demanderaient si sa capacité à produire de véritables changements dans la vie des citoyens est réelle.


• Europhobes (41 %) : Ils exprimeraient une hostilité profonde envers les institutions européennes et leur personnel politique, qu’ils considéreraient corrompus et éloignés de la réalité. Pour eux, la responsabilité de la plupart des problèmes dont souffre notre pays serait attribuée à l’Union européenne. Malgré le fait que le groupe des Europhobes soit le plus nombreux, il n’y aurait pas de majorité évidente dans l’opinion.(12)


Une Europe en mutation

L’Union européenne ferait aujourd’hui face à plusieurs défis majeurs :
– concurrence des grandes puissances
– dépendance industrielle
– transition écologique
– souveraineté stratégique

Certains parleraient désormais d’« Europe puissance ».


Pour conclure, le monde aurait profondément changé ces dernières années.

Dans ce contexte, l’Union européenne apparaîtrait à la fois comme :
– une protection
– mais aussi une source de tensions

La France elle-même semblerait en quête de repères.

Alors une question se poserait :

L’Union européenne pourrait-elle contribuer au redressement de la France ?

La réponse resterait incertaine.

Certains estimeraient que la France devrait retrouver davantage de souveraineté.

D’autres considéreraient au contraire que l’Union européenne représenterait une garantie face aux crises mondiales.

Une chose semblerait certaine :
l’avenir de la France et celui de l’Union européenne resteraient profondément liés.

(1) D'après un sondage Elabe pour Les Échos / Institut Montaigne
(2) D'après : Touteleurope
(3) D'après les données démographiques européennes récentes (Eurostat)
(4) D'après : op.europa
(5) D'après : Vie publique
(6) D'après : Touteleurope
(7) D'après : Public Sénat
(8) D'après : Charente Libre
(9) D'après : Euradio
(10) D'après : More in Common
(11) D'après : Le Figaro / Eurobaromètre
(12) D'après : Destin Commun
(13) D'après la Commission européenne – budget 2024–2025
(14) D'après le Plan NextGenerationEU – Commission européenne
(15) D'après la réformes Pacte migration et asile adoptées en 2024